Édition française alignée sur les sources

Wilhelm Haase

condamné à mort en Pologne ; exécuté le 23 mai 1952 1906–1952

Wilhelm Haase a exercé la fonction suivante : chef d’état-major du chef de la SS et de la police dans le district de Cracovie, impliqué dans la planification et le commandement d’opérations de déportation. Ce profil reconstruit sa place dans Cracovie, Bochnia, Szebnie et district de Cracovie à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

SS et policeLiquidations de ghettosDéportations

Éléments établis

  • Les recherches de l’IPN identifient Haase comme le chef d’état-major du chef de la SS et de la police dans le district de Cracovie de 1942 à 1944, directement lié à l’appareil de Julian Scherner.
  • Les sources judiciaires et les recherches universitaires documentent son rôle de commandement pendant l’opération menée dans le ghetto de Cracovie le 28 octobre 1942, ainsi que sa participation à la préparation et à l’exécution de la liquidation finale du ghetto les 13–14 mars 1943.
  • Les travaux de recherche le relient également aux opérations de liquidation à Bochnia et dans le camp de Szebnie. Le profil ne lui attribue que les activités décrites dans la documentation judiciaire et les travaux historiques, et non chaque acte commis par les formations engagées.
  • Le tribunal régional de Cracovie l’a condamné à mort le 29 juin 1951 ; la Cour suprême a confirmé le jugement le 6 mars 1952 et la peine a été exécutée le 23 mai 1952.

Place dans la chaîne de responsabilité

Haase illustre le rôle de l’état-major d’un SSPF en tant que relais traduisant les décisions du chef de la SS et de la police en actions coordonnées de la Gestapo, de la Police d’ordre et d’autres formations pendant les déportations et les liquidations de ghettos. Sa responsabilité repose sur des activités documentées de planification et de commandement, ainsi que sur sa présence lors d’opérations précises, et non sur son seul titre officiel.

Événements et mécanismes clés

  • prise de fonctions comme chef d’état-major du SSPF à Cracovie en 1942
  • opération de déportation dans le ghetto de Cracovie le 28 octobre 1942
  • liquidation du ghetto de Cracovie les 13–14 mars 1943
  • opérations de liquidation à Bochnia et Szebnie en 1943
  • procès de Cracovie en 1951 et exécution de la peine le 23 mai 1952
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Après la guerre, un tribunal britannique l’a condamné à deux ans d’emprisonnement pour appartenance à la SS et au NSDAP, après quoi il a été extradé vers la Pologne. Le tribunal régional de Cracovie l’a condamné à mort le 29 juin 1951 ; après la confirmation du jugement par la Cour suprême, il a été exécuté le 23 mai 1952.

Limites des preuves

Son acte de naissance indique le prénom « Willi », tandis que les dossiers judiciaires polonais et une grande partie de l’historiographie emploient « Wilhelm » ; le profil conserve la forme connue dans les travaux historiques tout en signalant explicitement cette divergence. La fonction de chef d’état-major ne prouve pas une implication personnelle dans chaque mise à mort commise par les unités du SSPF ; le récit se limite donc aux opérations précises confirmées par les sources judiciaires.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.