Édition française alignée sur les sources
Josef Scheungraber
Josef Scheungraber a exercé la fonction suivante : commandant d’une compagnie de la Wehrmacht à Falzano di Cortona. Ce profil reconstruit sa place dans Toscane dans l’Italie occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Né le 8 septembre 1918 à Munich, il fut officier de la Wehrmacht et commanda une compagnie du génie de montagne. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
- Après la mort de deux soldats, il ordonna des représailles à Falzano : des civils furent enfermés dans un bâtiment qui fut ensuite dynamité. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
- Le tribunal allemand le condamna pour dix meurtres ; quatorze civils étrangers à l’attaque moururent dans l’ensemble des représailles. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
Place dans la chaîne de responsabilité
Sa responsabilité repose sur le commandement et l’ordre donné, et le récit suit les constatations judiciaires relatives aux représailles précises de Falzano. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
Événements et mécanismes clés
- Les représailles et les meurtres de Falzano eurent lieu le 26 juin 1944. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
- Un tribunal de Munich le condamna à perpétuité le 11 août 2009. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
- Le jugement allemand devint définitif en 2010. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Un tribunal italien le condamna par contumace à perpétuité en 2006. En 2009, un tribunal de Munich prononça la perpétuité pour dix meurtres et le jugement fut confirmé en 2010 ; il ne fut pas incarcéré car son état ne permettait pas l’exécution de la peine. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
Limites des preuves
Le profil ne lui attribue ni chaque crime de son unité ni un total distinct de victimes au-delà des constatations judiciaires concernant Falzano. Aucun portrait n’a été retenu sans droits vérifiés. (Source : Centre de documentation de Munich sur le national-socialisme, notice de Josef Scheungraber, lignes 55–78; Source : Justiz und NS-Verbrechen, jugement du tribunal régional de Munich I du 11 août 2009, p. 97–150)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.