Édition française alignée sur les sources
Heinz Schubert
Heinz Schubert a exercé la fonction suivante : aide de camp d’Otto Ohlendorf dans l’Einsatzgruppe D ; supervisa une fusillade de masse près de Simferopol. Ce profil reconstruit sa place dans Crimée · Simferopol · Union soviétique occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- D’octobre 1941 à juin 1942, il fut l’aide de camp d’Otto Ohlendorf, chef de l’Einsatzgruppe D. Cette fonction ne signifiait pas commander l’ensemble de la formation. (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
- Le tribunal établit qu’en décembre 1941 il supervisa l’exécution d’environ 700–800 personnes près de Simferopol par le Sonderkommando 11b. Il rejeta la défense qui le présentait comme un observateur passif. (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
- Au procès des Einsatzgruppen, il fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’appartenance à des organisations criminelles. Il fut condamné à mort le 10 avril 1948. (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: encyclopedia.ushmm.org)
- La peine capitale fut commuée en 10 ans de prison en 1951. Une étude de l’université Humboldt indique qu’il était déjà libre en janvier 1952 ; cette réduction de peine n’était pas un acquittement. (Source institutionnelle: edoc.hu-berlin.de)
Place dans la chaîne de responsabilité
Le cas Schubert montre la responsabilité liée à la supervision d’un ordre criminel. Le jugement le rattache à une exécution précise, pas seulement à son appartenance à l’état-major. Sa fonction ne doit pas être confondue avec celle de commandant adjoint de fait exercée par Willi Seibert. (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
Événements et mécanismes clés
- octobre 1941 – début du service comme aide de camp d’Ohlendorf (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
- décembre 1941 – supervision d’une exécution près de Simferopol (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
- 10 avril 1948 – condamnation à mort au procès des Einsatzgruppen (Source institutionnelle: encyclopedia.ushmm.org)
- 1951 – peine commuée en 10 ans ; janvier 1952 – déjà libre (Source institutionnelle: edoc.hu-berlin.de)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Le Tribunal militaire américain II de Nuremberg le condamna à mort au procès des Einsatzgruppen. La commutation en 10 ans de prison en 1951 fut suivie d’une libération anticipée ; il était déjà libre en janvier 1952. Les métadonnées biographiques du Nuremberg Trials Project de Harvard indiquent un décès en 1987. (Source institutionnelle: edoc.hu-berlin.de; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu)
Limites des preuves
Le chiffre approximatif de 700–800 concerne l’exécution examinée dans le jugement, non un bilan personnel de toutes les victimes de l’Einsatzgruppe D. Les déclarations d’après-guerre du criminel sont confrontées aux conclusions du tribunal. Ni la date exacte de libération ni la durée réellement purgée ne sont établies ; les métadonnées de Harvard ne remplacent pas la lecture de l’acte de décès. (Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: nuremberg.law.harvard.edu; Source institutionnelle: edoc.hu-berlin.de)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.