Édition française alignée sur les sources
Eberhard Herf
Eberhard Herf a exercé la fonction suivante : commandant de la police d’ordre en Biélorussie occupée et officier d’état-major des formations antipartisanes. Ce profil reconstruit sa place dans Biélorussie occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Eberhard Herf est né à Krefeld en 1887. Les sources institutionnelles disponibles ne permettent pas de donner un jour de naissance précis. (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk)
- En 1943–1944, il était SS-Brigadeführer, général de police et commandant de la police d’ordre en Biélorussie occupée ; la source de l’IfZ le relie aussi à l’état-major des formations antipartisanes. (Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
- Les pièces soviétiques d’accusation et le jugement attribuèrent aux formations placées sous son commandement des massacres et la déportation de civils soviétiques vers le travail forcé. Il s’agit d’une conclusion de la procédure soviétique, non d’une preuve directe d’un meurtre personnel commis par Herf. (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
- Il fut condamné à mort lors du procès public de Minsk, tenu du 15 au 29 janvier 1946 ; les sources de l’IfZ signalent l’exécution de la peine en 1946. (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
Place dans la chaîne de responsabilité
Le profil fonde la responsabilité de Herf sur sa position de commandement et sur l’imputation du tribunal. Il ne transforme pas une description générale des formations subordonnées en preuve qu’il donna personnellement chaque ordre ou participa à chaque opération. (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
Événements et mécanismes clés
- 1943–1944 – commandant de la police d’ordre en Biélorussie occupée (Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
- 15 janvier 1946 – ouverture du procès public à Minsk (Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk)
- 29 janvier 1946 – condamnation à mort par le tribunal militaire du district de Minsk (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk)
- 1946 – exécution de la peine (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Herf fut jugé lors de la procédure publique soviétique de Minsk, condamné à mort et exécuté en 1946. L’analyse de l’IfZ souligne à la fois la gravité des crimes examinés et les graves problèmes de procédure et de critique des sources. (Source : Agence fédérale des archives de Russie – dossier « Crimes des nazis et de leurs complices contre la population civile de l’URSS », jugement du tribunal militaire du district militaire de Minsk, 29 janvier 1946 ; notice et constatations concernant Eberhard Herf; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
Limites des preuves
Le dossier de Minsk fut produit dans le cadre d’une justice démonstrative stalinienne. L’analyse de l’IfZ met en garde contre l’acceptation de toute affirmation de l’accusation comme preuve indépendante. Le profil omet le jour de naissance non établi et n’attribue aucun meurtre personnel précis à Herf. (Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 211–244, notamment 213–215 et 232–233 ; analyse critique du procès de Minsk; Source : Institut für Zeitgeschichte München–Berlin – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, p. imprimées 481–483 ; reproduction d’un document soviétique de préparation de l’affaire et note éditoriale 120)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.