Édition française alignée sur les sources

Rudolf Batz

arrêté et visé par une enquête ; mort par suicide en détention avant son procès 1903–1961

Rudolf Batz a exercé la fonction suivante : commandant de l’Einsatzkommando 2, puis KdS à Cracovie et commandant de la Police de sûreté à Dortmund. Ce profil reconstruit sa place dans Riga, Jelgava, Cracovie et Dortmund à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

EinsatzgruppenGestapoCrimes de la fin de la guerre

Éléments établis

  • Une collection de Yad Vashem publie des pièces de l’enquête et le témoignage d’Alfred Becu, selon lequel Batz constitua une sous-unité et ordonna à celle-ci d’assassiner la population juive de Jelgava en juillet 1941.
  • Batz commanda l’Einsatzkommando 2, puis exerça les fonctions de KdS à Cracovie et de commandant de la Police de sûreté et du SD en Allemagne occidentale ; le seul poste de Cracovie ne permet pas de lui attribuer toutes les exécutions commises dans la région.
  • La documentation des Archives municipales de Dortmund établit qu’en mars 1945, Batz prit le commandement de la Gestapo et de la police criminelle et ordonna l’examen des dossiers de prisonniers avant la série d’exécutions de fin de guerre.
  • En 1960, il fut arrêté en lien avec les crimes de l’Einsatzkommando 2 ; il se suicida en détention le 8 février 1961, avant que l’affaire n’ait donné lieu à un procès.

Place dans la chaîne de responsabilité

Le dossier relie individuellement Batz à deux actes : l’ordre d’envoyer une unité à Jelgava et l’ouverture de la procédure d’examen des dossiers de prisonniers à Dortmund. Le seul fait d’avoir exercé un commandement ne doit pas servir à déduire sa responsabilité pour toutes les exécutions commises par l’Einsatzkommando 2, le KdS Cracovie ou la Gestapo de Dortmund.

Événements et mécanismes clés

  • prise du commandement de l’Einsatzkommando 2 à l’été 1941
  • ordre d’envoyer une unité à Jelgava en juillet 1941
  • exercice des fonctions de KdS à Cracovie en 1943
  • prise du commandement de la Police de sûreté à Dortmund et ordre d’examiner les dossiers de prisonniers en mars 1945
  • arrestation en 1960 et suicide en détention le 8 février 1961
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Après la guerre, il vécut sous un nom d’emprunt. Il fut arrêté le 11 novembre 1960 en lien avec l’Einsatzkommando 2 et les exécutions de masse. Le 8 février 1961, il se suicida en détention ; il n’y eut ni procès ni jugement.

Limites des preuves

Les documents de Yad Vashem mettent en relation le témoignage d’un exécutant avec le contenu de l’acte d’accusation, mais Batz mourut avant que les éléments de preuve puissent être appréciés au cours de son propre procès. Pour Dortmund, l’ordre qu’il donna d’examiner les dossiers de prisonniers et sa place au sein du comité de décision sont documentés ; le profil ne lui attribue pas automatiquement chaque meurtre commis par le personnel du service.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.