Édition française alignée sur les sources
Hermann Hackmann
Hermann Hackmann a exercé la fonction suivante : premier Schutzhaftlagerführer au camp de concentration de Lublin-Majdanek, auparavant membre de l’état-major de commandement du camp de concentration de Buchenwald. Ce profil reconstruit sa place dans Buchenwald, Lublin et Majdanek à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Les archives du mémorial de Buchenwald documentent le parcours de Hackmann, de Rapportführer et adjoint du commandant au poste de premier Schutzhaftlagerführer du camp de concentration de Lublin-Majdanek en 1941.
- En qualité de chef du camp des détenus, il se trouvait dans la chaîne directe de commandement en matière de discipline, d’appels, de punitions et d’exécutions ; la responsabilité ne découle toutefois pas du seul titre.
- Lors du procès de Majdanek, le tribunal régional de Düsseldorf le reconnut, le 30 juin 1981, coupable de complicité de meurtre pour deux ensembles de faits concernant au moins 141 personnes et lui infligea dix ans de réclusion.
- Un tribunal militaire américain l’avait auparavant condamné à mort lors du procès de Buchenwald en 1947 ; la peine fut commuée en réclusion à perpétuité en 1948 et il fut libéré en 1955.
Place dans la chaîne de responsabilité
Hackmann permet de décrire le Schutzhaftlagerführer comme le responsable opérationnel de l’ordre dans le camp des détenus, entre le commandant, d’une part, et les chefs de block et les gardiens, d’autre part. Les deux procès d’après-guerre montrent également que les juridictions alliées et ouest-allemandes qualifièrent différemment la responsabilité du personnel des camps.
Événements et mécanismes clés
- service au sein de l’état-major de commandement du camp de concentration de Buchenwald à partir de 1937
- prise de fonctions comme premier Schutzhaftlagerführer au camp de concentration de Lublin-Majdanek en 1941
- peine de mort prononcée lors du procès principal de Buchenwald en 1947, commutation de la peine et libération en 1955
- procès de Majdanek de 1975–1981 et condamnation à dix ans le 30 juin 1981
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Lors du procès principal de Buchenwald, un tribunal militaire américain condamna Hackmann à mort en 1947 ; la peine fut commuée en réclusion à perpétuité en 1948 et il fut libéré de Landsberg en 1955. Lors du troisième procès de Majdanek, le tribunal régional de Düsseldorf le condamna, le 30 juin 1981, à dix ans de réclusion pour complicité de meurtre dans deux cas concernant au moins 141 personnes. Les sources publiques ne permettent pas de déterminer avec fiabilité quelle part de la seconde peine il purgea.
Limites des preuves
Le profil n’attribue pas à Hackmann tous les crimes commis à Buchenwald ou à Majdanek. Pour le second jugement, il ne mentionne que deux ensembles de faits de meurtre et le minimum établi par le tribunal ; la motivation intégrale n’est pas disponible dans les sources en ligne utilisées. La durée purgée après le jugement de 1981 n’a pas été établie publiquement.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.