Édition française alignée sur les sources
Hans Stark
Hans Stark a exercé la fonction suivante : chef de block et membre du service politique à Auschwitz. Ce profil reconstruit sa place dans Auschwitz en Pologne occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- À Auschwitz, il servit d’abord comme chef de block puis au service politique, la Gestapo du camp. (Source : Institut Fritz-Bauer, 182e journée du procès, 19 août 1965, motifs oraux du jugement, section consacrée à Hans Stark; Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements)
- Le tribunal constata qu’en mai ou juin 1942, il conduisit deux groupes d’hommes, de femmes et d’enfants juifs au petit crématoire et participa avec Gerhard Palitzsch à leur fusillade. (Source : Institut Fritz-Bauer, 182e journée du procès, 19 août 1965, motifs oraux du jugement, section consacrée à Hans Stark)
- Lors du premier procès d’Auschwitz à Francfort, il fut condamné comme coauteur de meurtre dans plusieurs cas et puni selon le droit des mineurs de 10 ans. (Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements; Source : Archives du Land de Hesse, chapitre 5, section sur le jugement du procès d’Auschwitz)
Place dans la chaîne de responsabilité
Le profil repose sur des constatations individualisées du jugement, et non sur son seul service à Auschwitz. L’application du droit des mineurs découlait de son âge au moment des faits et ne constituait pas un acquittement. (Source : Institut Fritz-Bauer, 182e journée du procès, 19 août 1965, motifs oraux du jugement, section consacrée à Hans Stark; Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements; Source : Archives du Land de Hesse, chapitre 5, section sur le jugement du procès d’Auschwitz)
Événements et mécanismes clés
- En mai ou juin 1942, il participa à la fusillade de deux groupes près du petit crématoire établie par le tribunal. (Source : Institut Fritz-Bauer, 182e journée du procès, 19 août 1965, motifs oraux du jugement, section consacrée à Hans Stark)
- Le 19 août 1965, les motifs oraux du jugement furent prononcés lors du premier procès d’Auschwitz à Francfort. (Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements)
- Le tribunal imposa 10 ans de prison et imputa la détention provisoire. (Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements; Source : Archives du Land de Hesse, chapitre 5, section sur le jugement du procès d’Auschwitz)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Le tribunal régional de Francfort-sur-le-Main le déclara coauteur de meurtre et le condamna selon le droit des mineurs à 10 ans de prison. (Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements; Source : Archives du Land de Hesse, chapitre 5, section sur le jugement du procès d’Auschwitz)
Limites des preuves
Aucun nombre global de toutes les victimes du service politique ni chaque acte allégué n’est attribué à Stark; seules les constatations énoncées dans les motifs sont retenues. L’âge influa sur la base de la peine. Aucun portrait n’a été retenu, car les droits sur un fichier précis n’ont pas été vérifiés. (Source : Institut Fritz-Bauer, 182e journée du procès, 19 août 1965, motifs oraux du jugement, section consacrée à Hans Stark; Source : Portail pédagogique du procès d’Auschwitz à Francfort, histoire du premier procès, section sur les jugements)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.