Édition française alignée sur les sources
Elisabeth Marschall
Elisabeth Marschall a exercé la fonction suivante : infirmière-cheffe de l’infirmerie du camp de Ravensbrück. Ce profil reconstruit sa place dans camp de concentration de Ravensbrück · Allemagne à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Elisabeth Marschall est née le 27 mai 1886 à Meiningen, travailla comme infirmière à partir de 1910 et adhéra au NSDAP le 1er janvier 1931. (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315)
- Le 13 avril 1943, elle arriva à Ravensbrück comme Oberschwester, infirmière-cheffe de l’infirmerie du camp. (Source : Lund University Library – Alvin, catalogue d’archives p. 24–25 et 38, récit d’Elisabeth Marschall daté du 24 novembre 1946 et inventaire des pièces du procès; Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
- La description archivistique de sa déposition indique que ses tâches comprenaient la sélection de détenues pour les transports de travail et la surveillance d’expériences médicales. Schäfer rapporte des récits de détenues selon lesquels elle refusait de l’aide aux malades et ne soignait pas les femmes utilisées dans les expériences. (Source : Lund University Library – Alvin, catalogue d’archives p. 24–25 et 38, récit d’Elisabeth Marschall daté du 24 novembre 1946 et inventaire des pièces du procès; Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315)
- Le tribunal militaire britannique la déclara coupable au premier procès de Ravensbrück et la condamna à mort. La peine fut confirmée le 31 mars et exécutée à Hameln le 2 mai 1947. (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
Place dans la chaîne de responsabilité
La responsabilité de Marschall est décrite par sa fonction médicale dirigeante, les tâches individualisées du dossier d’archives, les récits de détenues et le jugement. Le profil n’assimile pas la sélection pour des transports de travail à une sélection pour la mort et ne prétend pas qu’elle mena personnellement les expériences. (Source : Lund University Library – Alvin, catalogue d’archives p. 24–25 et 38, récit d’Elisabeth Marschall daté du 24 novembre 1946 et inventaire des pièces du procès; Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
Événements et mécanismes clés
- 13 avril 1943 – devient Oberschwester à Ravensbrück (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315)
- 1943–1945 – dirige l’infirmerie et assume des tâches de sélection pour les transports de travail et de surveillance des expériences (Source : Lund University Library – Alvin, catalogue d’archives p. 24–25 et 38, récit d’Elisabeth Marschall daté du 24 novembre 1946 et inventaire des pièces du procès; Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315)
- 3 février 1947 – condamnation à mort au premier procès de Ravensbrück (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
- 2 mai 1947 – exécution de la peine à Hameln (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Le tribunal militaire britannique du premier procès de Ravensbrück déclara Marschall coupable et prononça la peine de mort. Elle fut confirmée le 31 mars 1947 et exécutée à Hameln le 2 mai 1947. (Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
Limites des preuves
La notice Alvin est un résumé de catalogue des témoignages conservés, non une transcription intégrale. Schäfer note qu’une formule sévère du procureur publiée dans la presse n’a pu être confirmée dans le dossier ; le profil ne l’utilise pas. Les sources n’établissent ni bilan personnel des victimes ni que Marschall accomplit elle-même chaque acte de l’infirmerie. (Source : Lund University Library – Alvin, catalogue d’archives p. 24–25 et 38, récit d’Elisabeth Marschall daté du 24 novembre 1946 et inventaire des pièces du procès; Source : Technische Universität Berlin – thèse de Silke Schäfer, p. imprimées 158–159 ; notice biographique d’Elisabeth Marschall, avec renvois à TNA WO 235/305, 307 et 315; Source : Neuengamme Concentration Camp Memorial – exposition du Curiohaus, panneau 20, « Ravensbrück Camp Case No. 1 », liste des accusés et issue du procès)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.