Édition française alignée sur les sources

Wilhelm Frick

condamné à Nuremberg et exécuté en 1946 1877–1946

Wilhelm Frick a exercé la fonction suivante : ministre de l’Intérieur du Reich, puis protecteur du Reich en Bohême-Moravie. Ce profil reconstruit sa place dans administration intérieure allemande et Protectorat de Bohême-Moravie à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Guerre d’agressionCrimes de guerreCrimes contre l’humanitéShoahAutres génocidesTravail forcéAktion T4

Éléments établis

  • Frick fut ministre de l’Intérieur du Reich de janvier 1933 à 1943 et transforma la politique nazie en lois, décrets et règles administratives.
  • Son ministère contribua à démanteler les garanties parlementaires et fédérales, à exclure les groupes visés et à donner à la détention et à la persécution un cadre juridique formel.
  • À partir d’août 1943, il occupa la fonction de protecteur du Reich en Bohême-Moravie, même si Karl Hermann Frank y exerçait une grande partie du pouvoir effectif.

Place dans la chaîne de responsabilité

La responsabilité de Frick montre que la rédaction des lois et l’organisation de l’administration furent des composantes actives de la persécution. Le profil distingue son autorité formelle dans le Protectorat du contrôle opérationnel plus étendu de Karl Hermann Frank.

Événements et mécanismes clés

  • nomination comme ministre de l’Intérieur du Reich, janvier 1933
  • centralisation juridique et exclusion raciale sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, 1933–1943
  • nomination comme protecteur du Reich en Bohême-Moravie, août 1943
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Le Tribunal militaire international reconnut Frick coupable de crimes contre la paix, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il le condamna à mort et Frick fut pendu le 16 octobre 1946.

Limites des preuves

Le profil traite la production législative et l’administration ministérielle comme des formes documentées de capacité d’action, sans attribuer à Frick chaque opération policière menée dans le cadre juridique ainsi créé.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.