Édition française alignée sur les sources

Kurt Daluege

condamné en Tchécoslovaquie et exécuté en 1946 1897–1946

Kurt Daluege a exercé la fonction suivante : chef de la police d’ordre et protecteur du Reich par intérim en Bohême-Moravie. Ce profil reconstruit sa place dans police d’ordre allemande dans l’Europe occupée et Protectorat de Bohême-Moravie à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Crimes de guerreCrimes contre l’humanitéShoahAutres génocides

Éléments établis

  • Daluege prit la tête de la police d’ordre après la centralisation de la police allemande sous l’autorité d’Himmler en juin 1936.
  • Il développa des bataillons de police militarisés qui gardèrent des ghettos, escortèrent des convois de déportation et participèrent à des fusillades de masse en Pologne occupée et dans les territoires soviétiques.
  • Protecteur du Reich par intérim après la mort d’Heydrich, il approuva des représailles collectives comprenant la destruction de Lidice et de Ležáky.

Place dans la chaîne de responsabilité

Daluege reliait le commandement central de la police d’ordre aux bataillons déployés et, plus tard, à la politique territoriale de représailles. Les commandants locaux et les policiers pris individuellement demeuraient comptables de leurs décisions opérationnelles.

Événements et mécanismes clés

  • nomination comme chef de la police d’ordre, juin 1936
  • déploiement de bataillons de police en Pologne occupée et en Union soviétique, 1939–1941
  • représailles dans le Protectorat après la mort d’Heydrich, 1942
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Les forces britanniques arrêtèrent Daluege et l’extradèrent vers la Tchécoslovaquie en 1946. Un tribunal de Prague le reconnut coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment de sa responsabilité dans la destruction de Lidice, et il fut pendu le 24 octobre 1946.

Limites des preuves

Le profil distingue les fonctions centrales et territoriales de Daluege dans le Protectorat des ordres et de la conduite propres à des bataillons de police précis agissant hors de sa présence directe.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.