Édition française alignée sur les sources
Franz Xaver Stärfl (Stofel)
Franz Xaver Stärfl (Stofel) a exercé la fonction suivante : chef SS du camp annexe de Kleinbodungen et de sa colonne d’évacuation. Ce profil reconstruit sa place dans Kleinbodungen · Mittelbau-Dora · Bergen-Belsen à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Franz Xaver Stärfl, appelé Stofel dans le compte rendu du procès britannique, est né en 1915. La SS l’a placé à la tête du camp annexe de Kleinbodungen, avec Wilhelm Dörr pour adjoint. (Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
- Les détenus de Kleinbodungen étaient astreints à la réparation des fusées A4. Environ 600 personnes y furent amenées par la SS lors de l’ouverture du camp en octobre 1944. (Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
- En avril 1945, Stärfl dirigea la marche d’évacuation vers Bergen-Belsen. Un témoin déclara que Dörr avait abattu des détenus et que Stofel, présent lors de certains tirs, n’était pas intervenu ; la défense contesta ce récit. (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
- Le tribunal militaire britannique déclara Stofel coupable pour le chef relatif à Bergen-Belsen et le condamna à mort. Le mémorial situe son exécution à Hameln le 13 décembre 1945. (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
Place dans la chaîne de responsabilité
La responsabilité documentée tient au commandement du camp et de la colonne d’évacuation, aux témoignages individuels examinés par le tribunal et à sa condamnation ; elle ne démontre pas que Stärfl ait personnellement tiré sur un détenu. (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
Événements et mécanismes clés
- octobre 1944 – commandement SS du camp annexe de Kleinbodungen (Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
- avril 1945 – direction de la marche d’évacuation vers Bergen-Belsen (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
- novembre 1945 – condamnation pour le chef relatif à Bergen-Belsen et peine de mort (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress))
- 13 décembre 1945 – exécution à Hameln (Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Le tribunal militaire britannique condamna Stofel à mort pour le chef relatif à Bergen-Belsen. La peine fut exécutée à Hameln le 13 décembre 1945. (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
Limites des preuves
Le compte rendu du procès rapporte des versions contradictoires des témoins et de la défense au sujet des tirs pendant la marche. Il n’établit pas que Stärfl ait lui-même tiré. Le grade de SS-Hauptsturmführer est attribué par le mémorial de Buchenwald ; le lieu de naissance reste non vérifié. (Source : United Nations War Crimes Commission, recueil des procès de criminels de guerre, vol. II, procès de Bergen-Belsen, p. imprimées 26, 93, 121–125 et 142 ; témoignage relatif à Stofel, verdict et peine (exemplaire de la Library of Congress); Source : Mémoriaux de Buchenwald et de Mittelbau-Dora, Kleinbodungen, rubriques « Bewachung » et « Zwangsarbeit » ; Franz Xaver Stärfl, commandement du camp, évacuation et exécution)
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.