Édition française alignée sur les sources
Erich Naumann
Erich Naumann a exercé la fonction suivante : commandant de l’Einsatzgruppe B et, auparavant, de l’Einsatzgruppe VI. Ce profil reconstruit sa place dans région de Poznań, Biélorussie occupée et Russie occidentale à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Naumann commanda l’Einsatzgruppe VI dans la région de Poznań pendant l’invasion de la Pologne en 1939, puis prit le commandement de l’Einsatzgruppe B en novembre 1941.
- Sous ses ordres, l’Einsatzgruppe B procéda à des fusillades de masse et à des mises à mort par camions à gaz de Juifs, de prisonniers soviétiques et de personnes qualifiées de communistes ou de partisans.
- Le procès des Einsatzgruppen le reconnut coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’appartenance à la SS et au SD, déclarés criminels.
Place dans la chaîne de responsabilité
Naumann exerça le commandement opérationnel d’unités mobiles de tuerie pendant deux grandes phases de la violence d’occupation allemande. L’ensemble des opérations de l’Einsatzgruppe B dépassa toutefois la durée de son commandement ; il faut donc distinguer les bilans du groupe des meurtres qu’il reconnut expressément relever de sa responsabilité.
Événements et mécanismes clés
- les opérations de l’Einsatzgruppe VI pendant l’Aktion Tannenberg dans la région de Poznań en 1939
- les fusillades de masse dans les régions de Smolensk, de Moguilev et de Minsk sous l’autorité de l’Einsatzgruppe B
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Un tribunal militaire américain condamna Naumann à mort en avril 1948. Après le rejet des recours en grâce, il fut pendu à la prison de Landsberg le 7 juin 1951.
Limites des preuves
L’Einsatzgruppe B tua plus de 130 000 personnes sur l’ensemble de sa période d’activité, tandis que Naumann reconnut sa responsabilité dans plus de 17 000 meurtres aux environs de Smolensk. Ces deux chiffres couvrent en partie les mêmes crimes et ne peuvent être employés indifféremment comme bilan individuel.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.